Pornographic Road Trip
Voilà c’est le grand jour, celui où le petit sucre rouge devient grand et emménage dans ses propres appartements. Grâce à Neel et Morten que je salue et remercie, nous voici donc sur notre propre site RedShuga.com, plateforme wordpress avec un graphisme, qui n’en doutons pas, continuera de progresser. Je sais que vous avez du attendre quinze jours d’un insupportable silence pour découvrir cette nouvelle adresse, non pas que j’étais perdu dans des codes informatiques sans fin, anxieux de vous livrer cette nouvelle version, mais plutôt en vacances à l’autre bout du monde, loin de tout.
Photo Red Shuga
De tout sauf du sexe remarquez, car même au fin fond du désert du Nevada, à des kilomètres de toute ville, alors que vous découvrez l’étendue désertique d’un monde en décomposition, vous n’êtes jamais loin d’un minable bar à pute à l’arrière d’une station service. Là où une Marilyn déchue, sur-maquillée pour couvrir les ravages de faux plaisirs tarifés, est à la pompe dans tous les sens du terme !!
Sans parler de ces Motels miteux en bord de Highway, tout droit sortis d’un mauvais Tarantino, dont l’odeur de sperme à peine séché vous donne des envies de routier regardant s’effeuiller Peggy Sue, assise avec un reste de délicatesse sur le bord d’un lit moisi. Baise exhibitionniste, que d’autres voyageurs écoutent à travers ces murs de papier, le sexe tendu dans une main attentive, s’afférant au rythme de vos pénétrations et de ses gémissements toujours plus violents. Road movie pornographique où chaque escale est une étreinte sulfureuse et primaire sous un miroir de plafond qui en a vu plus qu’un vendeur de sex shop en retraite.
Photo Lisa Boyle
Souvenirs de toilettes nauséabonds où se conclut ce qu’un regard croisé au comptoir d’un bar laissait espérer. Bikers tout de cuir et tatouages, parfumés à l’essence et la sueur, qui vous enfourchent telle une rutilante cylindrée, éjaculant ainsi toute leur souffrance, sur une beauté jusqu’ici seulement rêvée.
Dans ce monde en survie, où l’espoir n’est plus que dans un plaisir furtif, souvent payé ou volé, chaque rencontre, une fois passées les banalités d’usage rapidement balayées par besoin d’essentiel, transpire cette addiction au sexe. Avec quelle facilité on peut finir sur la banquette en tissu plastifié d’un Camping Car, pour une orgie à quatre, alors qu’on venait simplement admirer la vue. Sexe brut, intense, rapide…animal, où on mord plus qu’on embrasse ou lèche.
Avec qu’elle facilité encore, une simple rencontre dans un couloir d’hôtel repousse à plus tard un besoin vital de sommeil. L’effet d’un accent français sur une chatte, qui pour jouir aime qu’on l’insulte avec des mots qu’elle ne comprend pas, et qui comblée par son plaisir essaie tant bien que mal de les répéter alors que mon sexe inonde sa bouche.
Photo by Lisa Boyle
Décors miteux dans lesquels on ne différencie plus la pute de la vierge, où nous même devenons de simples objets de plaisirs, consommants et consommés, victimes d’une envie jamais rassasiée, drogués, loin du sexe mondain aseptisé… Retour au source d’un plaisir carnassier, si étranger au tourisme sexuel que nos sociétés de consommation dominantes infligent au plus faible, si étranger aux rencontres organisées où tout et tous respirent le faux comme sur un plateau de film X. Cette expérience là est un plaisir vrai, partagé dans toute sa force et sa réalité. Pendant quinze jours, loin de ce clavier, j’ai, nous avons, voyagé, aimé, baisé…
Je vous en souhaite tout autant…*
*Here is the big day, the one when the little red sugar becomes a man et moves to his own place. Thanks to Neel & Morten, here we are on our own RedShuga.com, powered by Wordpress, with a graphic presentation of our own, which with time will be perfected. I know you had to wait a bit over two weeks for it, two weeks of silence, where you may think I was by my desk, working hard trying to make sense of the intricate codes to bring you this new site, but no, I was on vacation on the other side of the world, far from it all.
Far from everything but sex, because even in the most remote Nevada shit hole, miles from any living town, while on the lookout for the decomposition of society in the immensity of the desert, you’re never so far from some lowlife sex joint right at the back of a gas station. Where a fallen Marilyn, over done up to hide the ravages of fake labored pleasures, is at the pomp in all senses of the word!! Not to mention those cheap Motels on the Highway side, straight out of a bad Tarentino movie, where the smell of undried sperm, turns you in a Truckee looking at Peggy Sue undressing, while sitting with the reminiscence of delicacy on the edge of a rotten mattress. Exhibitionist fuck, with other clients listening through the paper walls, dick hard in their attentive hand, busy following the rhythm of your penetrations and the more and more violent moans. Pornographic road trip where each stop is a primal and sulfurous fuck under a ceiling mirror, which has seen more of it than a retired sex shop clerk. Souvenirs of smelly toilets where concludes what crossing eyes at the bar had let you hope for. Bikers, all leathered and tattooed, smelling gasoline and sweat, riding you like a shiny engine, jerking off their suffering on a beauty they could only dream about.
In this surviving world, where hope lays in brief and often stolen pleasure, each encounter, once passed the usual and useless friendly chitchat quickly sweep away by a need of essential, transpire sexual addiction. How easily you can end up on the plastic banquette of an rotten RV, in a two pair orgy, while you only stopped by to admire the view. Raw sex, intense, quick… Animal, where you bite more than you kiss or lick. How easily still, a simple encounter in the hotel corridor pushes furthermore a desperate need for sleep. Where the sound of a French accent warms up a count, who to come need us to insult her in words she can’t even understand, and proudly tries to repeat as my cock fills her mouth. Shabby decors where one cannot tell the hore from the virgin, where we become simple objects of pleasure, used as we use ourselves, victims of never satisfied envies, drugged, far away from the clean and mundane sex… Return to the origins of pleasure, raw, primal. Nothing to do with sexual tourism that our dominating western societies inflict on the weak, nothing to do either with organized swinging where all is fake like a porno set. That pleasure is true, shared in all its force and reality. During fifteen days away from this keyboard, we traveled, we have loved, we fucked…
I wish you the same.
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Thanks guys, good info.