Christophe Mourthé & Maîtresse Dominique La Mer

posted by admin on 2009.07.06, under Interview, Photography
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Christophe Mourthé & Mistress Dominique La Mer
Christophe Mourthé & Maîtresse Dominique La Mer

A une époque ou chacun possède un appareil photo et inonde la toile de ses clichés, peu pourtant peuvent se vanter d’être réellement photographe. Loin de l’idée véhiculée par certains fabricants qui vous laisseraient croire qu’il suffit d’un simple clic miracle dans le monde du compact tout automatique pour être un artiste, la photographie reste un art qui demande à la fois un grand sens de l’esthétisme et une maîtrise parfaite de la technique, et ce n’est qu’un début. Christophe Mourthé est lui un photographe mais aussi un réalisateur, qui plus est un de talent. Véritable maître dans son art, référence et inspiration dans le monde du Fetish et BDSM, il a découvert et lancé grâce à ses photos quelques unes des plus grandes stars d’aujourd’hui, telle que Dita Van Teese. Nous l’avons rencontré dans son studio parisien en compagnie de son amie et égérie, la sublime Maîtresse Dominique La Mer, afin d’en savoir un peu plus sur leur collaboration esthétique et leur projets communs.

Maîtresse, Christophe pouvez-vous nous raconter comment a commencé votre collaboration?

CM: Je cherchais depuis pas mal de temps quelqu’un pour interpréter le rôle d’Alice au pays des merveilles pour une série de photos. J’avais fait faire le costume, mais je ne trouvais personne pour lui donner âme. Au même moment j’ai reçu une commande pour un film X Fetish, “Fetish De luxe”. J’ai pensé que mon Alice en Domina pourrait être le fil conducteur du film. Je connaissais beaucoup de Domina moi-même, mais aucune ne rendait ce que j’attendais du personnage. J’ai donc demandé à une amie qui était la plus belle Domina en Europe capable de coller au rôle. C’est là qu’elle m’a parlé de Maîtresse Dominique La Mer, la plus grande Domina en Allemagne!
Nous nous sommes rencontrés fin Août à Amsterdam pour un déjeuner, ce fut un flash immédiat!. Le 3 Septembre nous commencions le tournage.

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Maîtresse Dominique La Mer – Photo Christophe Mourthé

Maîtresse: Je connaissais le travail de Christophe et j’étais très fan. Même si je n’avais jamais tourné dans un film X, qui est un univers à part que je ne connaissais pas du tout, un univers très différent du monde Fetish et BDSM, je suis toujours curieuse pour de nouvelles expériences. Aussi j’avais une entière confiance en lui. Alors il n’a pas eu grand chose à dire, j’ai dit oui tout de suite.

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Fetish De luxe – Réalisation Christophe Mourthé

Christophe vous a présenté comme la plus grande Domina d’ Allemagne, avant de parler du film, Maîtresse, pouvez-vous nous dire comment vous en êtes arrivée là?

Maîtresse: J’ai toujours eu un intérêt, une passion même, pour le monde Fetish puis BDSM. J’ai débuté par des photos Fetish, puis je suis allée à une soirée. Là, je me suis retrouvée avec trois hommes à mes pieds me léchant les bottes et j’ai trouvé ça très naturel. J’ai commencé à faire des sessions de domination, et j’ai tout de suite eu beaucoup de succès. Ça me plait, j’y prend beaucoup de plaisir, on le ressent comme tel et c’est pour ça que les gens viennent me voir.

Revenons à votre collaboration et ce tournage. Comment ça c’est passé?

CM: De façon très professionnelle! (rire!) Dès qu’elle a mis le costume, je savais qu’elle était celle que je cherchais. Le seul problème au début est qu’en fait j’avais peur de sa réaction face à ce que je lui proposais. C’est un film X, et même si Maîtresse Dominique La Mer n’est pas partie prenante dans les scènes X, j’avais peur qu’elle soit choquée! (rire). En fait le premier jour fut assez compliqué, parce que comme Maîtresse Dominique La Mer l’a justement fait remarquer, Le Porno et le BDSM, ce n’est pas du tout la même chose. Dans le Porno, on joue, dans le BDSM tout est réel. Une Domina est toujours une Domina, elle ne fait jamais semblant. Et donc Maîtresse Dominique La Mer dans la première scène devait dresser l’une des actrices, qui dans la vraie vie n’a rien d’une soumise. En un quart d’heure, la pauvre était en larme, plus que soumise, juste détruite. Il a fallu concilier les deux mondes.

Maîtresse: Je ne fais jamais semblant, je ne suis pas Domina pour un show, c’est dans ma nature. Alors oui, j’ai fait d’elle mon esclave comme la scène le demandait, et je crois qu’elle n’était pas prête à cela. J’ai trouvé tout ça ridicule et j’ai pensé que je n’avais rien à faire sur ce plateau, j’étais assez furieuse. Quand je domine, on ne joue pas ou alors mon jeu à moi, un jeu psychologique. Mais j’ai appris comment marchait un tournage de porno. C’est assez amusant, c’est une véritable petite famille, ou tout le monde se connait. Rien à voir avec le BDSM ou chacun joue dans son coin, chacun pour soi.

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Vous dîtes que le personnage n’était qu’un fil conducteur, pourtant à la fin Maîtresse Dominique La Mer a une vraie scène ou elle fait payer à l’un des acteurs de s’être déguisé en femme.

Maîtresse: Oui le garçon est habillé en femme et joue à la femme, je le traite donc comme une femme et le prend de la sorte. Ça fait partie de l’histoire. Pour moi ce fut très naturel.

Ce film a eu un réel succès, Maîtresse avez-vous depuis retravaillé dans le X?

C’est vrai que le film a eu beaucoup de succès. Il a eu le prix de meilleur film européen dès sa sortie au festival de Berlin. Mais ce n’est pas mon monde, je l’ai fait avec Christophe car j’aimais son univers, mais sinon ça ne m’intéresse pas. J’ai eu des propositions, mais non.

Ce qui frappe le plus dans ce film ou dans toutes vos photos sont les costumes, où trouvez-vous l’inspiration et qui les imagines?

CM: C’est une collaboration. Mais en fait ça vient d’encore plus loin que ça. Aujourd’hui n’importe qui croit faire du Fetish parce qu’il a mis une cravache dans la main de son modèle, sans vraiment comprendre le sens de la cravache ou de l’image. J’ai fait 20 ans de photo érotique, 10 ans de Porno, et 10 ans de BDSM, et c’est au contact des Dominas que j’ai compris le sens des choses et ce qu’il devait se dégager d’une image. Comment mixer tous les éléments pour obtenir ce qu’on veut.
J’ai à la base une idée assez précise que nous essayons ensemble de réaliser. Idée que nous élaborons ensemble ensuite. C’est ça le rôle d’une égérie, c’est une relation, une collaboration sur le long terme. Et chaque image, et donc costume que nous faisons ensemble, suit ce chemin.

Maîtresse: Christophe est l’artiste, il a l’idée et le dernier mot. Nous en discutons et essayons ensemble de trouver comment obtenir le meilleur résultat. Mais comme je l’ai déjà dit, j’ai une entière confiance en lui pour cela.

Depuis ce film pouvez-vous nous parler de vos projets?

CM: C’est un travail sur le long terme. Après le film nous avons fait les photos d’Alice que je voulais au départ. Elles ont fait quatre couvertures de magazine. Nous avons également fait une série Borsalino. Maintenant tout est question d’opportunité.

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Photo Christophe Mourthé

Maîtresse: Je ne travaille plus que pour Christophe, photographiquement du moins. Une autre expérience intéressante, est de m’avoir prise en photo durant l’une de mes sessions de domination. Pour le reste c’est un secret.

Merci à tous les deux de m’avoir reçu. Je recommande à nos lectrices et lecteurs qui ne vous connaissent pas encore de découvrir plus en détails votre travail sur vos sites respectifs. En attendant de découvrir ici vos prochaines réalisations.

Christophe Mourthé.fr

Christophe Mourthé.com

Maîtresse Dominique La Mer

At a time when everyone owns a camera and bombards the web with it’s own images, few can call themselves photographers. Far from the idea given by manufacturers who would like us to believe that a simple miracle click on the all automated compact can make you an artist, photography is an art that requires a true sens of aesthetics and perfect technical knowledge. And that’s just a beginning. Christophe Mourthé is a photographer, more than that a talented photographer. True master of his craft, a reference and inspiration in the Fetish and BDSM world, he has discovered and brought to the light some of today’s biggest stars, such as Dita van Teese. We have met him in his Parisian studio in the company of his muse, the sublime Mistress Dominique La Mer, in order to know a bit more about their aesthetic collaboration and common projects.

Mistress, Christophe can you tell us how began your collaboration?

CM: I wanted to do a series of pictures of a Alice in Wonderland. I had the costume made, but I couldn’t find the right girl for it. At the same time I was asked to do a Fetish porno, “Fetish De luxe” and I thought that it could be a great idea to have Alice as a Domina leading from one scene to the other. I knew a lot of Domina myself, but none gave me what I wanted. So I asked a friend of mine, who was the most beautiful Domina in Europe capable of playing the role. That’s when she told me about Mistress Dominique La Mer, the biggest Domina in Germany!
We met for a lunch in Amsterdam at the end of August, it was an instant flash! The 3rd of September we began shooting.

Mistress: I knew his work and I was a big fan. Even though I never had been in a porno before, which is something I knew nothing about, a world very different from Fetish and BDSM, I’m always curious for new experiences. Also I trusted him, so he didn’t have to say much to convince me, I said yes immediately.

Christophe introduced you as the most famous Domina in Germany, before we talk about the movie, can you tell us how got there?

Mistress: I always had an interest, a passion actually, for the fetish world and the BDSM. I started by doing pictures, then going to party I had three men at my feet, licking my boots, and I thought of it has a very fun and natural thing. I began doing sessions, and immediately had a lot of success doing so. I love it, I take great pleasure doing it, people know that and that’s why they come to me for sessions

Let’s get back to your collaboration and this film. How did it go?

CM: Very professional! (they laugh!) As soon as she had the costume on, I knew she was the one. The only problem at the beginning is that I was afraid of her reaction, because we were talking porn. She wasn’t to be part of the sex scenes but I was afraid she might be shocked by what we were doing! (laugh) In fact the first day was quite complicated, because as Mistress Dominique La Mer has said, Porn and BDSM are two different worlds. In porn we make believe, in BDSM it’s all for real. A Domina is always a Domina, she never fakes. So Mistress Dominique La Mer in the first scene had to break one of the actresses, who in real life is all but a slave. In fifteen minutes, the poor girl was in tears, more than just broke, destroyed. We had to conciliate the two worlds.

Mistress: I never fake, I’m not a Domina for show, it’s within my nature. So yes, I had her as my slave as the scene requested it, but I think that she wasn’t ready for it. I thought this was just ridiculous, and that I had nothing to do here, I was furious. When I dominate, I don’t play, or maybe my own game, which is psychological. But I learned how a porno film works. It’s quite funny, it’s a true family, where every one knows every one. Nothing to do with BDSM where we all play on our own in our little corner.

You said that the character is just here to lead from one scene to another, yet at the end Mistress Dominique La Mer has a real sex scene where she dominates one of the actors and makes him pay for posing as a girl.

Mistress: Yes the guy is dressed up as a girl and plays a girl, I treat him as such and take him as such. It’s part of the story. For me it was very natural.

The movie was a real success, Mistress have you since done any other porn movies?

Mistress: It’s true the film was a real success. It got a price as best European film at a festival in Berlin as soon as it got out. But it’s not my world, I did it with Christophe because I loved what he does, otherwise I don’t care much for it. I had propositions but no.

What strikes the most in this film or in all your pictures are the costumes, where do you find the inspiration and who comes up with the ideas?

CM: It’s a collaboration. But in fact it comes from further than that. Today everybody thinks that they’re doing Fetish because they put a whip in the model’s hand, without really understanding the meaning of things. I’ve done 20 years of erotic photography, 10 years of porn, and 10 years of BDSM, and its with Dominas that I understood the meaning of things and what the image had to bring out. How to mix all those elements in order to get the right image.
At the beginning I have quite a precise idea of what we’re trying to achieve. Then we talk about it. A muse, it’s a collaboration, a long term relation. Each image and it’s costume follows that process.

Mistress: Christophe is the artiste, he has the idea and the last word. We talk about it and try together to find how to get the best result. But as I said, I have an entire trust in him.

Since that movie, can you tell us about your projects?

CM: It’s a long haul process. After the film we did the Alice pictures that I had in mind. Those pictures made four different covers. We also did a series called Borsalino. Now it’s all a question of opportunity.

Mistress: I only work for Christophe, as far as pictures at least. Another interesting experience, was a shoot we did with one of my slave during a BDSM session. For the rest it’s a secret.

Thanks to the two of you for this interview. I recommend to all of our readers who don’t know you yet to go find out more on your websites. We’ll be happy to show in the future what comes out of your collaboration.

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